La représentation de la lumière

Comment représenter la diffusion de la lumière et son incidence ?  

Que la lumière fuse ! 


Première partie : 

A partir de l'ampoule distribuée en classe, trouve plusieurs moyens de représenter la diffusion de la lumière et ses incidences. 

Technique au choix : feutres, crayons, pastels, fusains, crayons aquarellables, peintures, papiers colorés, papier calque...

Une séance : pratique exploratoire - réalisation d’une planche de tests.


Deuxième partie

Représente la source lumineuse de ton choix et imagine un environnement dans lequel se diffuse cette lumière.

Choisis minutieusement tes outils et pense à réinvestir tes expérimentations précédentes. 

Deux séances : pratique plastique sur format A3


Vocabulaire :

Dégradé, nuances, ondes, hachures, rayons, valeurs de gris, contrastes, couleurs chaudes et froides, transparence, superpositions...

Clair-obscur : procédé technique qui consiste à jouer sur la diffusion de la lumière dans une peinture représentant le plus souvent des scènes d'intérieurs nocturnes.  Les effets de la lumière sont très puissants à certains endroits du tableau et inexistants à d'autres. C'est une peinture de contraste dans laquelle excellent Caravane et Georges de La Tour. 

Halo : auréole lumineuse diffuse autour d'une source lumineuse.

Dégradé : Passage d’une couleur à une autre, ou d’une valeur à une autre avec une transition où les deux se confondent.

Nuances : l'ensemble d’une gamme d’une même couleur contient différentes nuances. Celles-ci vont par exemple de la plus claire à la plus foncée.

Valeur : Terme qui désigne le degré de luminosité d’une couleur ou d’un gris. On parle de valeur claire, de valeur sombre. Pour comparer les valeurs de couleurs différentes, il est possible d’imaginer ou de vérifier par l’expérience en quel gris ces couleurs se transformeraient dans une image en noir et blanc.

Qu'est-ce que la lumière ? 

Qu'est-ce que la Lumière ? Lumni (extrait C Jamy), 2022

Références artistiques : 

Georges de La Tour, La Madeleine à la veilleuse dite la Madeleine Terff
1642-1644, 128 x 94 cm, huile sur toile, Louvre 
 
Madeleine a la tête inclinée et appuyée sur sa main, dans un geste associé à la mélancolie. La sainte est plongée dans son monde intérieur, songeant à la vanité de la vie humaine et à sa vie passée de pécheresse. Elle a le visage tourné vers la flamme d’une veilleuse, symbole de la vie humaine, tremblante et menaçant de s’éteindre au moindre souffle. Elle tient un crâne sur ses genoux, qui évoque la mort inéluctable. 

- Lumière douce et chaleureuse, petit foyer lumineux, halo, dégradés, contraste chaud/froid, objets partiellement révélés.

Claude Monet, Gare Saint Lazarre, 1877, huile sur toile, 75 x 105 cm, musée d'Orsay, Paris

Monet représente une lumière qui ne se voit pas directement comme une ampoule, mais qui se diffuse dans un environnement. Le musée d’Orsay précise que la gare est pour Monet le lieu idéal pour les effets changeants de luminosité, la mobilité du sujet et les nuages de vapeur : lumière filtrée, fumée, brouillard, effacement des contours, vibration colorée, fusion entre architecture, air et lumière.
Claude Monet est un peintre impressionniste. 
Saint-Lazare Station, Exterior View (1877)

Claude Monet, La Promenade, 1875, huile sur toile, 105 x 81 cm, National Gallery, Londres. 

L’impressionnisme est un mouvement artistique né en France dans la seconde moitié du XIXe siècle, qui cherche à saisir une impression visuelle immédiate plutôt qu’à représenter les détails de manière académique. 

En peinture, les artistes impressionnistes s’intéressent surtout aux effets de lumière, aux variations de couleur, aux changements de l’atmosphère, à l’instant fugitif, au lieu d’une scène figée et très finie. Leurs œuvres se caractérisent souvent par des touches visibles et rapides, des couleurs claires et vibrantes, des scènes de vie moderne, de paysages ou de loisirs et le travail en plein air, pour observer directement la lumière naturelle.


Giacomo Balla, Lampe à Arc, 1909, huile sur toile, 
175 x 115 cm, Muséum of modern art New York

Les lumières de la ville : 
Giacomo Balla est un peintre et sculpteur italien (1871-1958) rattaché au mouvement Futuriste dont il est un des fondateurs. Il s'intéresse tout particulièrement au dynamisme de la couleur et de la lumière. 
Cette attention rénovée et accrue du monde pictural pour la lumière est liée aux découvertes scientifiques. Ainsi, à partir des expériences fondatrices de Newton, Helmholtz, Rood ou Chevreul sont élaborés les principes objectifs qui fondent une approche lumino-chromatique moderne. 
Le tableau de Balla attribue la quasi-totalité de la surface au luminaire à arc. Il s’agit de la source artificielle la plus lumineuse du temps, émettrice d’une lumière blanche que n’égalent pas – et de loin – les lampes à filament et encore moins les sources non électriques. Le point d’incandescence distribue dans sa périphérie les différentes parties du halo par zones centrifuges dont la luminosité décline lentement pour s’éclipser sans transition aux frontières du chaos bleu-vert de l’obscurité environnante.

Olafur Eliasson, The Weather Project, 2003, 
installation Tate Modern, Londres 

The Weather Project est une installation géante qui représente un grand soleil situé à l’Est du hall de la Tate Modern. Olafur Eliasson a suspendu un demi-disque d’une quinzaine de mètres de diamètre, illuminé par une grande quantité de lampes qui irradient une lumière suffisante pour que les visages des spectateurs soient éclairés ainsi que tout l’espace. Le plafond de ce lieu a été entièrement recouvert de miroirs et une brume créée par une fumée légère, froide est diffusée dans l’espace donnant une certaine irréalité à l’ensemble.


Olivier Metzger, série Sodium, photographies, 
galerie troisième session, Soorts Hossegor octobre 2022


En mai 2022, Olivier Metzger a été accueilli en résidence à Hossegor pour créer une archive photographique de la nuit landaise. Entre minuit et 4h du matin, il bravait la dune, la pinède ou les bourgs, guidé par le halo orangé des lampadaires, communiquait avec le sel, celui des embruns crachés par l’océan et celui des ampoules à sodium, photogéniques mais si gourmandes en énergie que les communes du littoral les remplacent peu à peu par des LED. 



 

Articles les plus consultés