Comment s'approprier un lieu par la création plastique ? Comment l’art peut-il transformer un lieu du quotidien en un espace symbolique ?


Suzanne HUSKYSacred Earth Temple Draft, Symbol System Cannot Just Be Rejected They Have to Be Replaced, hauteur: 105cm, diamètre: 400cm, 2019


Faire place au vivant 


En vous inspirant du travail de Suzanne Husky, imaginez la transformation d’un lieu précis du collège afin d’en faire un espace dédié à la nature et au vivant. 

Vous réaliserez ce projet sous forme de maquette. 

Travail par groupe de 2



VOCABULAIRE : 

Le vivant désigne l’ensemble des êtres et des formes de vie capables de se développer, d’évoluer et d’interagir avec leur environnement. Cela inclut les plantes, les animaux, les êtres humains ainsi que les organismes invisibles à l’œil nu.

L'installation se caractérise par l’occupation éphémère ou pérenne d’un espace donné pouvant être intérieur ou extérieur. Mode d'expression artistique apparue dans les années 1960-70. C'est une forme de création artistique contemporaine, qui occupe un espace donné et que le spectateur peut parcourir ou expérimenter.

Contrairement à une œuvre isolée (tableau ou sculpture), l’installation prend en compte le lieu, l’agencement des éléments, les matériaux utilisés et la relation avec le public. Elle transforme l’espace et propose une expérience visuelle, sensorielle ou symbolique.

Installation in situ : Se dit d'une œuvre réalisée en fonction d’un lieu auquel elle est destinée et sur lequel elle réagit (expression proposée par Daniel Buren : "en situation"). 


REFERENCES ARTISTIQUES : 

Suzanne Husky développe une pratique artistique engagée qui interroge la relation entre les humains, la nature et les écosystèmes. À travers le dessin, l’installation et la cartographie, elle rend visibles des formes de vie souvent oubliées, comme les plantes, les racines ou les sols. Son travail transforme les espaces d’exposition en lieux symboliques dédiés au vivant et invite à repenser notre manière d’habiter et de respecter le monde naturel.

Suzanne Husky, Les leçons du peuple des marécages, vue de l'exposition au CAP Saint-Fons, 2022 

Suzanne Husky, L’arbre de la vie et l’arrière-grand-père castor, aquarelle, 2022



Suzanne Husky et Kristina Valverde, Barrage, film (extrait), 2022

Alliant culture, savoir scientifique, et agroécologie, le travail de l’artiste suggère des voies alternatives, afin de revitaliser la terre, d’amplifier la vie, et de décoloniser notre rapport à la nature et au sauvage. À partir d’intuitions intimes et profondes liées à sa rencontre avec le castor, l’artiste nous livre une réflexion à propos d’une coexistence à réenvisager avec ce sujet essentiel à notre environnement et de l’immense place qu’il a occupé dans notre imaginaire et nos paysages.


Autres références artistiques : 

Studio Klarenbeek & Dros, Mycelium chair, 2018-2019, serie The Mycelium Project,
Bio-impression 3D (mycelium de ganoderma, filament de bois), chanvre, bioplastique 75 x 76 x 72 cm

Chris Morin-Eitner, Paris #4 Make Our Planet Great Again, 2017, Tirage argentique


Henrique OliveiraBaitogogo, 2013, Palais de Tokyo, Paris.


Baitogogo est une installation monumentale réalisée à partir de bois de récupération, principalement des planches issues de palissades urbaines. L’œuvre envahit l’espace d’exposition par des formes organiques, torsadées et tentaculaires, évoquant à la fois des racines, des troncs ou une croissance incontrôlable. Henrique Oliveira transforme ainsi l’architecture en un corps vivant, brouillant la frontière entre nature et construction humaine, et questionnant la place du vivant dans les environnements urbains.


Öyvind Fahlström, Green Power (Le Pouvoir des Verts), 1969
Peinture acrylique sur éléments en matière plastique,
230 x 155,5 x 16 cm







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